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  • Modification du régime fiscal et social des instruments de « management package »

    ⚠️La loi de finances pour 2025 codifie, dans un nouvel article 163 bis H du CGI, un régime fiscal spécifique aux gains issus de management packages, dès lors qu’ils correspondent à des gains de cession des titres, attribués, souscrits, ou acquis par des salariés ou des dirigeants en lien avec l’exercice de leurs fonctions au sein de la société émettrice.

    Pour rappel, les managements packages sont des mécanismes d’intéressement offrant aux cadres dirigeants la possibilité de prendre des participations au capital de leur société, souvent dans le cadre d’un rachat par effet de levier (LBO), afin d’aligner leurs intérêts sur ceux des investisseurs en participant à la création de valeur.

    Il s’agit d’un outil phare du capital-investissement.

    Ce régime s’applique aux gains de cession de titres perçus par les salariés et dirigeants en contrepartie de leurs fonctions via divers instruments de management package, qu’il s’agisse de plans qualifiés (actions gratuites, stock-options, BSPCE) ou de plans non qualifiés (BSA, promesse, actions ordinaires ou de préférence).

    ⚠️Cette réforme concerne les gains de cessions de titres réalisés à compter de la date d’entrée en vigueur de la loi même si les titres ont été attribués antérieurement.

    🔎 L’essentiel à retenir de nouveau cadre fiscal :

    💥 Un régime des plus-values (imposées au taux maximum de 34 %) reste applicable sous conditions strictes :

    • Régime fiscal du gain plafonné à trois fois le multiple de performance financière de la société émettrice des titres. La formule est la suivante : Plafond = Prix d’acquisition x 3 (Valeur réelle de la société à la cession à la date de cession / valeur réelle de la société à la date d’acquisition– 1).
    • Titres détenus au moins deux ans (condition de durée de détention non exigée pour les BSPCE et AGA).
    • Risque de perte de capital avéré ou de perte de valeur d’acquisition/souscription.
    • Titres souscrits, attribués, acquis et payés à la valeur de marché.

    💥 Les gains de cession qui ne remplissent pas les conditions susmentionnées relèvent désormais par

    nature de la catégorie des salaires pour leur imposition (régime par défaut) :

    • Ils subiront une taxation pouvant atteindre un taux de 59 % (i.e. : 45 % pour la tranche marginale de l’IR + 4 % pour la CEHR + 10% pour la contribution salariale spécifique libératoire).
    • À compter du 15 février 2025,absence de sursis d’imposition (article 150-0 B du CGI) ou de report d’imposition (article 150-0 B ter du CGI) pour les plus-values constatées lors du réinvestissement des titres des managers par voie d’apport.
    • Ces gains seront toutefois exonérés de cotisations sociales salariales et patronales jusqu’au 31 décembre 2027.

    💥 Les titres mentionnés à l’article 163 bis H du CGI ne pourront plus être inscrits en PEA, et les profits réalisés dans le cadre d’un PEA ne bénéficieront plus de l’exonération d’impôt.

    💥 Augmentation de la contribution patronale sur les AGA, passant de 20 % à 30 %.

    💥 Distinction de deux types de gains issus des BSPCE :

    • Le gain d’acquisition(valeur des titres au jour de l’exercice – prix d’exercice du bon), qui sera imposable comme un salaire.
    • La plus-value (prix de cession de l’action – valeur de l’action au jour de l’exercice), soumise au PFU et pouvant bénéficier d’un report ou d’un sursis d’imposition en cas d’apport.

    💥Les opérations de « donation-cession » de titres concernés perdent leur intérêt et n’entraînent plus la «purge» de la plus-value qui est imposée au nom du donateur l’année de la disposition, cession, conversion ou mise en location par le donataire.

    Si l’on peut saluer cet effort de clarification du cadre fiscal applicable aux plans d’investissement des dirigeants et des salariés, réclamé depuis longtemps compte tenu de la jurisprudence sur le sujet, il n’en demeure pas moins que cette nouvelle fiscalité mixte contrevient à l’esprit de ces mécanismes d’intéressement puisqu’elle aboutit à créer une fiscalité plus lourde pour ces derniers.

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  • L’Imposition des Cryptomonnaies

    L’Imposition des Cryptomonnaies

    La montée en puissance des cryptomonnaies a capté l’attention des régulateurs fiscaux du monde entier. Dans un paysage en constante évolution, il est crucial pour les investisseurs et les entreprises de comprendre les implications fiscales de leurs transactions en cryptomonnaies. Cet article vise à éclairer les aspects fiscaux qui entourent les cryptomonnaies.

    Classification des cryptomonnaies pour l’administration fiscale

    La classification fiscale des cryptomonnaies est une question complexe, qui varie considérablement d’une juridiction à une autre. Cependant, certains éléments fondamentaux sont souvent pris en compte par les autorités fiscales. Voici une analyse plus détaillée de ces éléments :

    Actif Numérique

    Les cryptomonnaies ne sont généralement pas considérées comme de la « monnaie » aux yeux des autorités fiscales. Dans la plupart des pays, elles sont plutôt classées comme des « actifs numériques » ou des « biens ». Cette classification a des implications directes sur la manière dont les transactions en cryptomonnaies sont imposées. Contrairement à la monnaie fiduciaire, un actif numérique est susceptible de générer des gains en capital, ce qui nous amène au point suivant.

    Gains en Capital

    Les transactions en cryptomonnaies peuvent être sujettes à des impôts sur les gains en capital, tout comme la vente d’autres types d’actifs comme les actions ou les biens immobiliers. Si vous achetez une cryptomonnaie à un certain prix et la vendez plus cher, la différence de prix est considérée comme un gain en capital, qui est généralement imposable. Les taux d’imposition et les règles peuvent varier, mais la nécessité de déclarer ces gains demeure constante dans la plupart des juridictions.

    Stockage d’Informations

    L’une des exigences clés pour respecter les réglementations fiscales liées aux cryptomonnaies est la documentation et le stockage approprié des informations relatives aux transactions. Cela inclut, sans s’y limiter, les dates, les montants, les taux de conversion, les frais de transaction, et même les adresses des portefeuilles impliqués. Le but est d’avoir des dossiers précis qui peuvent justifier les gains ou les pertes déclarées lors de la saison fiscale. Des logiciels et des services sont disponibles pour aider les utilisateurs à tenir des registres détaillés de leurs transactions en cryptomonnaie.

    « Dans la vie, il n’y a que deux certitudes : la mort et les impôts. » – Benjamin Franklin

    Un véritable défi fiscal

    Pour l’administration fiscale, les cryptomonnaies sont un casse-tête, pour plusieurs raisons.

    • Anonymat : Les cryptomonnaies sont souvent associées à un certain degré d’anonymat, ce qui peut compliquer le suivi des transactions par les autorités fiscales.
    • Évasion fiscale : Le risque que certains utilisateurs contournent leurs obligations fiscales.
    • Fluctuations des valeurs : La volatilité des cryptomonnaies peut rendre difficile la détermination des gains ou des pertes.

    L’imposition des actifs cryptographique est donc particulièrement compliquée, pour tout le monde : pour les agents de contrôle, pour les exchanges, pour les brokers, et bien entendu pour les holders.

    Solutions et bonnes pratiques

    En cas de doute, et devant la possibilité d’un contrôle, ne restez pas seul ! Et, la blockchain étant transparente, attendez-vous à une future mise en place de dispositifs de contrôles automatisés, directement auprès des acteurs qui ont eu un agrément PSAN.

    • Conseil Expert : Faites-vous conseiller par un expert en droit fiscal spécialisé dans les cryptomonnaies.
    • Documentation : Gardez un enregistrement méticuleux de toutes vos transactions.
    • Mise à Jour : Restez informé des dernières réglementations et modifications fiscales concernant les cryptomonnaies.

    Dans tous les cas, faites appel à un expert pour vous conseiller, car si un redressement fiscal n’est jamais simple (ou agréable) il est encore plus compliqué quand il s’agit de cryptomonnaies.

  • Fiscalité des BSPCE : une opportunité de rémunération complémentaire

    Fiscalité des BSPCE : une opportunité de rémunération complémentaire

    Quels sont les avantages des BSPCE (Bons de Souscription de Parts de Créateur d’Entreprise) pour les chefs d’entreprises et pour les salariés ? Quel fiscalité pour ce dispositif ? Réponse avec Louis Soris, Avocat d’affaires, Soris Avocat et Nadine Boumhidi, Avocate fiscaliste, NBE Avocat, membres du Club Monceau.\

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